L’Éco-score, quézaco ?

En 2021, il est primordial d’aiguiller les consommateurs vers des achats respectueux de l’environnement et d’encourager les industriels à rendre leurs produits plus vertueux. L’État ainsi que de nombreux acteurs s’engagent dans ce sens. Batribox décrypte pour vous l’Éco-score, nouvel indicateur d’impact environnemental.

 

 

Qu’est-ce que l’Eco-score ?

Pour la première fois en Europe, un collectif composé d’associations, d’applications citoyennes et d’entreprises engagées (La Fourche, Yuka, FoodCheri, Seazon, Etiquettable, Open Food Facts, Frigo Magic, Scan Up, Marmiton) crée un outil transparent pour guider les consommateurs dans leurs choix alimentaires.

L’Éco-Score représente l’impact environnemental ou écologique des produits alimentaires. Il les classe en 5 catégories (A, B, C, D, E), de l’impact le plus faible à l’impact le plus élevé. Son objectif est d’aider les français à comprendre en un clin d’œil l’impact environnemental des produits, afin de les guider vers une consommation plus responsable.

Depuis janvier, l’Éco-score est affiché sur 240 000 produits alimentaires et disponible sur des applications telles qu’Open Foods Facts, ScanUp, Yuka et les produits du site La Fourche. À l’avenir, l’objectif est que les distributeurs et les grandes entreprises de la restauration collective calculent l’Eco-score de leurs produits et l’affichent sur leurs emballages.

 

Comment est calculé l’Eco-score ?

Le calcul de l’Éco-Score est complexe et prend en compte différents éléments. Premièrement, il s’appuie sur les Analyses de Cycle de Vie des produits (ACV) réalisées par l’ADEME et issues de la base Agribalyse. Celles-ci comprennent les impacts environnementaux calculés au cours de toute la vie d’un produit selon 13 indicateurs. L’ACV est ainsi intégrée à l’Éco-score sous forme d’un score normalisé sur 100 points. Plus le score se rapproche de 100, moins le produit a généré de pollution, et inversement.

Deuxièmement, l’Éco-score est complété par un système de bonus / malus allant de -10 points à +15 points selon les catégories évaluées. On quantifie la provenance des ingrédients, les systèmes de production, la recyclabilité des emballages ou encore la biodiversité. Autant de critères environnementaux qui ne sont pas pris en compte par l’ACV.

On obtient alors un score final sur 100 points que l’on synthétise par une lettre allant de A (faible impact environnemental) à E (très fort impact environnemental).

Source : Le blog de lafourche.fr

 

Et après ?

L’Éco-score n’est pas le premier indicateur à voir le jour en France. Déployés avant lui, le Nutri-score et depuis le 1er janvier 2021 l’Indice de réparabilité ont pour objectif d’être des outils d’aide à la décision vers un mode de consommation plus durable. Le premier est un système d’étiquetage nutritionnel à cinq niveaux, allant de A à E, établi en fonction de la valeur nutritionnelle d’un produit alimentaire et qui n’est pas obligatoire. Le second est une note de 0 à 10 obligatoire sur les produits électriques et électroniques (d’abord uniquement sur les téléviseurs, ordinateurs portables, smartphones, lave-linges, tondeuses) pour évaluer la réparabilité de ces appareils.

Il est aujourd’hui primordial de développer de telles initiatives, pour accroître la prise de conscience écologique des citoyens et encourager les industriels à se soucier de l’environnement et à prendre des engagements plus durables.

 

 

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